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GLENMOR, UN ENFANT DE MAËL-CARHAIX



GlenMor - Auteur : Mahé - Source : Association Glenmor An Distro - Date 21 mai 2012Glenmor figure parmi les personnages célèbres qui restent attachés à Maël-Carhaix.

En effet, Emile Le Scanff est né le 25 juin 1931 au village du Bouillen à Maël-Carhaix dans une famille de petits paysans comme il y en avait beaucoup à l’époque.

Milig, comme on l’appelait, a également vécu à Saint Quiguénec puis à Kerbourou d’où il se rend l’école de La Trinité au bourg jusqu’à l’âge de 10 ans.

En 1941, il poursuit sa scolarité au Petit Séminaire de Quintin où, brillant élève, il étudie le latin et la théologie et obtient son 2è baccalauréat à 17 ans.

Un peu plus tard, il s’installe chez les pères blancs à Rennes qui lui permettent de s’enquérir d’une licence de philosophie à l’université.

Ayant atteint l’âge de « raison », il se rend compte qu’il n’a pas la vocation religieuse, devient anti-clérical et entre dans une période de vagabondage qui va durer 2 ans et l’entraîner dans les pays voisins comme l’Italie, la Grèce, la Turquie, la Yougoslavie et la Russie.

De retour à Paris, il exerce divers petits boulots parmi lesquels des travaux dans des entreprises du bâtiment.

Un pépin de santé vient interrompre cette vie ; il est atteint de tuberculose dont il se fera soigner dans les hôpitaux parisiens avant d’entrer dans un sanatorium dans les Alpes.

A son retour, il se plonge dans l’écriture de poèmes et de textes de chansons qui lui permettent de chanter dans différents bistrots et de donner son premier récital en 1959.

Il sera suivi par d’autres qui seront écoutés par un public restreint mais tout acquis à sa cause et composé en partie par ses amis du Centre-Bretagne vivant dans le quartier Montparnasse à Paris.

Dès lors, sa carrière de barde breton engagé devient entièrement vouée à la défense de son pays : la Bretagne.

Il abandonne son patronyme pour choisir un nom de scène qui ne le quittera plus, Glenmor, dont la signification Glen (terre) et Mor (mer) représente tout à fait l’image, symbole de la Bretagne.
Il se rend en Belgique dans les années 60, se lie d’amitié avec Jacques Brel et rencontre sa future épouse Katell.

Son premier grand concert public se tient à la mutualité à Paris en 1965. Son premier disque sortira dans la foulée et sera suivi de bien d’autres dans lesquels il clamera sa fierté d’être breton.

Au cours de son périple parisien, il se liera d’amitié avec des artistes au caractère bien trempé comme lui : Georges Brassens et Léo Ferré.

Il reprendra, dans ses thèmes, certains sujets d’actualité de l’époque comme en 1967 « Ils se meurent nos oiseaux » pour protester contre la marée noire du Torrey Canyon, le pétrolier qui s’est échoué sur la côte nord de la Bretagne.

En 1972, il apportera son soutien aux grévistes du « Joint Français » à Saint Brieuc en faveur desquels il tient des concerts dont le produit des entrées leur sera reversé.

Revenu en Bretagne, du côté de Glomel puis de Mellionnec, il poursuit sa carrière de barde à la voix grave et envoûtante en écrivant et en interprétant de très nombreux textes et chansons à la gloire du nationalisme et de la culture bretonne.
En 1990, il effectue ses adieux à la scène, à Carhaix, lors de la fête internationale de la langue bretonne.

Touché par la maladie, les dernières années de sa vie seront entièrement consacrées à l’écriture de divers ouvrages dont la sanguine, les derniers feux de la vallée ou la férule.
Glenmor s’est éteint à Quimperlé le 18 juin 1996.
Son corps est revenu à Maël-Carhaix, la terre qui l’a vu naître.
Il a été conduit à sa dernière demeure, dans le cimetière communal, au milieu de genêts fleuris, accompagné de plusieurs milliers de personnes qui étaient venus lui rendre un dernier hommage.
Sur sa tombe, on peut lire l’un de ses alexandrins qui indique, qu’après un si long voyage, il vient de retrouver la terre qu’il a tant aimée : 
Et voici bien ma terre, la vallée de mes amours.

-- Origines de Maël-Carhaix --



Les origines de Maël-Carhaix, encore chef lieu de canton en 2014, remontent très loin dans l’histoire.

Le nom de Maël proviendrait du gallois « Medlo » qui signifie colline, terme qui convient pour définir la position géographique du bourg situé sur une hauteur.

Le nom de la localité a varié au cours des siècles : ainsi, nous trouvons l’appellation Medle en 1264 (dans un document mentionnant le recteur Droco de Medle).

Plus tard, l’orthographe Mezle apparaît en 1317, puis 1368 dans un texte signalant le rattachement de la paroisse au diocèse de Quimper puis encore en 1487  et en 1535-36.

Mesle est utilisé en 1591.

En 1670, on retrouve Mesle-Kerhaes pour signaler sa situation à proximité de Carhaix, puis Mesle-Carhaix en 1777, Maele en 1783.

La forme actuelle de Maël-Carhaix est institué en 1790 au moment de la révolution.

Traversé d'Est en Ouest par la voie romaine reliant Carhaix à Corseul et au sud ouest par l'aqueduc romain de Carhaix, le territoire de Maël-Carhaix n'a cependant gardé que peu de témoignages antiques de son occupation romaine.



Les premières mentions relatives à la paroisse, probable démembrement de celle de Plouguer, remontent à 1264.
De la même manière, peu de renseignements subsistent quant à la seigneurie de Mezle qui, après avoir longtemps appartenu à la famille du Chastel, est annexée à la baronnie de Rostrenen en 1731.
Au XVIIIe siècle, la paroisse prend le nom de Mezle-Carhaix, et élit sa municipalité pour la première fois en 1790, sous celui de Maël-Carhaix, le canton ne prenant sa configuration actuelle qu'à la date du 25 pluviose an X, c'est-à-dire le 14 février 1802.
Aux XIXe et XXe siècles, l'extraction de l'ardoise devient une part importante de l'activité économique de la commune. Maël-Carhaix est également le berceau d'Émile Le Scanv, dit « Milig », plus connu sous le nom de Glenmor (1931-1996), chanteur, poète et écrivain engagé qui, dans les années 1960-1970, a incarné une culture bretonne combative.


Le patrimoine de la commune de Maël-Carhaix



Eglise de Maël-CarhaixL’Eglise Saint Pierre s’élève au centre du bourg et constitue le principal monument architectural de Maël-Carhaix.

Elle date du XVIIIè siècle : la tour édifiée à partir des plans des architectes Honoré Auber et Antoine Guiber dont les noms figurent à la base du porche d’entrée remonterait à 1760. Elle a été achevée, sur des plans de l’architecte Le Guerrannic, entre 1889 et 1895 et le clocher a été classé.

Le 14 juillet 1973, elle a brûlé et certains éléments originaux comme les vitraux et un retable ont été détruits. L’édifice a été reconstruit avec une nouvelle toiture et de nouveaux vitraux notamment.

De nombreuses chapelles ont existé en différents lieux de la commune :

Saint Agnès de Kerforn, Saint Mélard de Landelazec, Saint Quiguenec, Sainte Catherine près du bourg, La Trinité dont les pierres ont servi à construire l’Eglise saint Pierre. Toutes ces chapelles ont aujourd’hui disparu. Seul l’ancien prieuré de Kerlean, disparu, a été remplacé par une petite chapelle restaurée il y a quelques années.

Ancien presbytère à Maël-CarhaixDe nombreux manoirs et maisons de caractère en pierre ont existé sur le territoire :

Quinquis Saliou, Pennanec’h, Kergonan… Seules subsistent des maisons privées visibles dans le bourg mais aussi dans la campagne sur lesquelles figurent encore diverses inscriptions.

La borne milliaire

Cette borne milliaire, sur laquelle figurait le nom de Septime Severe (193-211), placée, aujourd’hui, près de l’Eglise a été trouvée au village du C’hra, en 1874, le long de l’ancienne voie romaine reliant Vorgium (Carhaix) à Corseul. Celle-ci indiquait la sixième lieue gauloise depuis Carhaix soit 13332 mètres.

L’aqueduc romain

Ouvrage de 27 kilomètres de long, cet aqueduc fonctionne initialement par gravité, et contourne les accidents topographiques. Il alimente Vorgium, c'est-à-dire Carhaix, en eau potable. D'une dénivelée de 10 mètres entre la source et son arrivée à Carhaix, l'ouvrage a une pente moyenne de 30 centimètres au kilomètre. C'est un canal de 60 centimètres de large pour 110 centimètres de haut, bordé par des murs liés au mortier de chaux, et édifiés sur un fort radier de béton de chaux.

Les ardoisières

La campagne maël-carhaisienne comporte de nombreux vestiges témoignant de l’activité ardoisière passée. La vallée empruntée par la route départementale se dirigeant vers Locarn est le siège de nombreux puits abandonnés à Coat-Maël, Kervaconan, Kerviaderrien, Bel-Air, Moulin Lande et Kergonan.